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007 - Le Trip d'un p'tit gars.

Denis Villeneuve dirigera le prochain James Bond.
Denis Villeneuve dirigera le prochain James Bond.

Je pense que le rêve ultime du p’tit gars que j’étais plus jeune, c’était celui-là : arriver à faire un James Bond. Faire décoller des Aston Martin sur deux roues, rencontrer les plus belles femmes au monde, et affronter les plus grands méchants jamais vus. Tailler au couteau ces histoires absolument folles, dans les plus belles villes du monde, avec des plans aériens à donner mal au cœur, ou manquer d’air au fond de l’abysse… ou près de Mars.


Un James Bond a tous les droits : droit de tuer, de faire exploser Londres ou Moscou, de consommer une usine de Martini… ou de balles de ping-pong en Chine. Bref, un James Bond, c’est le paroxysme du paroxysme dans le paroxysme ! Je sais, c’est difficile à imaginer. C’est pour ça que ça prend des réalisateurs avec de sacrées couilles ! Non mais tsé ! On dit même que ces fameux « directors » en ont trois ! Et qui sait ? Quatre ?


Bon, c’était la portion sexe de mon texte, mais on y reviendra — histoire de vous garder encore un peu plus longtemps. Car le sexe, ça marche. C’est comme les voitures, voir du pays, des châteaux, des grottes souterraines où se trouvent des bombes anatomiques, et des méchants tous plus laids les uns que les autres : avec une cicatrice au visage, un tatou dans le cou, ou même trois jambes…

Peut-être quatre… qui sait ?


N’empêche, un James Bond, c’est un James Bond — même si j’ai trouvé les derniers bien « drabes » côté scénario, et l’interprétation ainsi que la réalisation un peu trop « black BD », en fait. Les Batman ont hérité du même sort. Eux aussi étaient très rigolos au départ. Ça restait de la BD, mais c’était vraiment du comic book — probablement trop, en comparaison des James Bond de la même époque.

C’est curieux de voir comment il y a des cycles dans tout. Et le cinéma y est passé aussi. Est-ce un signe que, dans les années 60, la population aimait rire, alors qu’au milieu des années 80–90, la haine, l’anxiété et la noirceur de l’âme étaient plus que vivantes dans nos sociétés ? Était-ce le reflet de notre génération, les « X » ?

Je me souviens avoir été dans un cinéma (un endroit où l’on projetait des films sur un écran de plus de 55 pouces ! Immense ! L’effet était doublé, voire quadruplé !) pour voir un Batman à cette époque où nous étions au milieu de la grande noirceur cinématographique. Mais celui-là — je ne me rappelle plus du nom — était si dark que la haine et le mal transcendaient littéralement l’écran et venaient me frapper droit au cœur. Concrètement, le film me dégoûtait.

Au bout de quelques minutes, je me suis levé, j’ai tourné les talons et quitté la salle. J’ai marché au soleil et j’ai trouvé tout à coup un grand plaisir aux « pit pit » des Pit Pits. D’un coup, la vie m’a semblé plus belle, plus blanche, et je me suis demandé : pourquoi vivre autant de haine synthétique ?


Contrairement à une bande dessinée, un film contient tous les éléments nécessaires pour reproduire (presque) entièrement la réalité. Il ne manque que l’odeur… et encore, certains jeunes sortent directement du film, diantre !

Tout ça pour dire que les films de haine absolue, de transcendance du mal… j’espère qu’ils sont derrière nous. Mission Impossible l’a fait, Iron Man l’a réussi aussi, tout comme les Indiana Jones, qui ont su insérer quelques gouttes d’humour dans la vie de leurs films afin de rendre buvables ces histoires titanesques.

N’oublions pas qu’il est plus facile de créer du drame que de la comédie. Mélanger les deux, c’est là que réside l’art.

La testostérone, c’est bien… mais après la pluie, il y a le beau temps. Et c’est ce que nous préférons. Du moins, je pense.


Et le bon bonhomme pour nous surprendre sera sûrement Denis Villeneuve.

Denis, tu as dans tes mains l’avenir de James Bond, ce personnage mythique que tous et toutes, selon les générations, ont vu et aimé. James Bond, c’est du 7 à 77 ans — du moins, j’espère qu’il redeviendra ce personnage au-dessus de tout. Toujours le sourire en coin, un peu baveux, toujours prêt à se battre, un brin macho. Il roule tantôt en Vespa, tantôt en Rolls, ou en Mig-31, même pas attaché… et sans parachute !


Maudit que j’ai hâte de voir.

Maudit que je suis fier qu’un gars de chez nous soit de la suite de cette méga saga de l’agent 007.

Merde et câline de bine que je t’envie !


P.S. : Dua Lipa sera-t-elle du film ? 😉


Salut et "marde"comme dirait les québécois !


Pierre Moffatt




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